Miracles du sanctuaire "à répit" de Notre-Dame du Rosaire à Moha
Sanctuaire à répit

Miracles du sanctuaire "à répit" de Notre-Dame du Rosaire à Moha

Miracles du sanctuaire "à répit" de Notre-Dame du Rosaire à Moha

Publication
Date 12/08/2025
Informations

Sanctuaire à répit = Un sanctuaire à répit est un lieu saint, souvent une église ou une chapelle, où selon, la croyance populaire, un enfant mort né pouvait revenir temporairement à la vie pour être baptisé avant sa mort définitive. Ce "répit" était un moment fugace, un signe de vie comme une respiration ou un mouvement, qui permettait au prêtre de conférer le baptême. 

Le premier miracle eut lieu le jeudi saint d'avril 1707.

Une habitante de Moha eut un enfant mort-né, et à cette époque, c'était un drame épouvantable de ne pouvoir baptiser son enfant. Il était banni de la vie "éternelle", et c'était une grande désolation pour ses parents. Les familles parlaient de mauvais sort lorsque cela leur arrivait. On ne pouvait baptiser l'enfant que si quelque signe de vie apparaissait chez le bébé. On ne peut imaginer les sentiments des parents enfouissant dans leur jardin le corps sans vie de leur petit en gardant au fond de leur coeur la hantise de se voir privé à jamais du repos éternel. Les parents de cet enfant ont alors demandé au  curé Melchior Lhoest d'exposer leur enfant mort démailloté à la vue de la Vierge du Saint Rosaire, remplis de confiance. Ils l'ont veillé jour et nuit. Le 1er mai, jour de la grand messe de la confrérie, l'enfant a commencé à bouger. Il a d'abord pris une couleur rosée puis a remué bras et jambes et a pu ainsi recevoir la grâce du baptême pendant que l'assemblée chantait le "magnaficat". Pendant ce temps, le visage de la statue de la Vierge paraissait rouge et embrasé. Pendant les mois qui ont suivis, d'autres parents ont amené leurs enfants morts devant la Vierge et ainsi 117 enfants ont pu recevoir le baptême grâce à une résurection momentannée, parfois plusieurs similtanément. Ces gens venaient aussi bien de Wavre que des Ardennes ou de Liège ou encore du Limbourg. Ils pouvaient loger à l'auberge du village ou chez des paroissiens, le temps nécessaire. Bien sûr, une enquête a été ouverte et une polémique est née autour de ces miracles. Des autopsies ont été demandées et exécutées. Ces événements ont été relatés dans un livre avec les témoignages de nombreux témoins.

Le dernier miracle relaté par le curé Lhoest eut lieu le 4 janvier 1733. Il mourut le 15 février suivant.

En 1719, l'évêché de Liège reconnut le caractère miraculeux des événements.

On peut voir la statue de Saint Dominique à Moha, car il est le fondateur du Saint Rosaire. Il est généralement représenté avec une croix, un livre et une mappemonde, une étoile sur le front, entouré de lys et d'un chien blanc et noir tenant une torche enflammée dans sa geule.

Voir également la vidéo de la légende via le QR code dans la galerie de photos, crédit Office du torisme Terres de Meuse.

Sanctuaire à répit
Catégorisation
Villages Moha
Périodes Antérieur au 19ème siècle
Géolocalisation
50.547744556427986 ; 5.185418128967286
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