Légende de Rouge FlammeLa Légende de Rouge Flamme ou l'origine du nom Leumonthttps://bibliotheca.wanze.be/vie-communale/contes-et-legendes/la-legende-de-rouge-flammehttps://bibliotheca.wanze.be/vie-communale/contes-et-legendes/la-legende-de-rouge-flamme/@@images/image-1200-992a5b1461591d6f7a45519d3626f205.jpeg
Légende de Rouge Flamme
La Légende de Rouge Flamme ou l'origine du nom Leumont
Informations
La légende de Rouge Flamme.
Au pied d'Aduatuca, était-ce à la base du Thier Boutique ou Sous les Roches, résidait un grand propriétaire franc, dans sa ferme château bien enclose, appelons le Clodomir pour la faciliter du récit. Lorsqu'il voulait aller à la chasse, un de ses valets grimpait sur les roches et jouait d'une sorte de trompe faite d'écorce d'arbre (un burla). Alors les colons arrivaient, les vieux mécontents, il fallait bien obéir au propriétaire, les plus jeunes ravis. Il y avait 2 chasses en perspective. Le seigneur Clodomir avait une fille aimable, aux yeux bleus, aux cheveux blonds, évidemment. La pucelle avait nom Fleur de Bois. Ménagère précoce, elle rangeait dans le trou des Nutons, les réserves de l'exploitation, filait la quenouille, glissait dans les sables de la métairie, accorte, active, toute joie et sourire. Les chasseurs soupiraient, manquaient souvent de gibier. Ils le manquèrent bien davantage en apprenant le nom de l'élu, un gars de Pâturages, avenant, robuste et gai, surnommé l'Alouette,
Toutes ces manigances n'avaient pas échappé à l’œil paternel. En homme pratique et en fermier toujours trop peu nanti de terres, il regardait souvent vis-à-vis de son bien la colline. Couverte de broussailles épaisses, elle était le repère d'un loup féroce traqué maintes fois, au point d'y laisser une patte et un œil. Sa férocité en parut redoublée et son audace. Chaque jour, les troupeaux de Clodomir devaient fournie la dîme au carnassier, nommé Rouge Flamme, à cause d'une touffe de poils rouges adornant l'extrémité de sa queue.
«Par les mânes de Chilpéric, annonce le seigneur, un jour de grande chasse, celui qui m'apportera la peau de cette male bête aura Fleur des Bois en mariage.
Voilà arranger à la franque les affaires matrimoniales.
Il y avait donc encore un peu d'espoir. Les soupirants firent leurs préparatifs, mais la belle, angoissée, exhorte son galant à se presser, et dès lors les instants du loup furent comptés.
L'Alouette courut prendre son arc, sa hache, reconnut le hallier et se hucha sur la maîtresse branche d'un arbre surplombant la piste habituelle du voleur.
L'attente ne fut point longue. Rouge Flamme allant à la curée, passe tout près et renifla le chasseur. C'était le moment attendu. L'arc se banda. La flèche vint s'enfoncer dans l’œil unique du fauve, rageur, aveugle. Il se tordait, hurlait, mordait le pied de l'arbre. Ce fut un jeu pour l'éphèbe de lui fendre la tête d'un coup de sa francisque.
La burla retentit de maîtresse façon. La chasse la plus fructueuse était terminée, même les deux chasses. Grandes noces, grande liesse, grandes libations d'hydromel et de bière d'orge, c'est le meilleur moyen de noyer les désillusions.
Les jeunes époux voulurent immortaliser le fait et appelèrent le lieu de cette prouesse «Leumont». Clodomir ne s'appauvrissait pas en donnant au jeune ménage, cette terre en friche. Au moins, il le croyait. L'Alouette et Fleur des Bois se mirent vaillamment à l'ouvrage et ils furent récompensés. C'était et c'est encore le meilleur terrain d'Antheit, surtout celui des coteaux, abrités contre les vents du nord. On y voyait les plus beaux jardins du pays.